mercredi 15 mai 2024

 

Jean Routier et le Sport. - I. Introduction

  

    Le thème du sport s'impose en cette année de XXXIIIe Olympiade (Paris 2024), d'autant que Jean Routier est souvent qualifié de "dessinateur humoriste, sportif et politique (Dico Solo, 2004, p. 258). De fait, nombre de ses dessins traitent d'activités sportives. En guise d'introduction, j'ai sélectionné dans sa production trois domaines d'activité : Exposition, Édition, Cinéma. J'ajoute que Jean Routier était lui-même un pratiquant (Escrime, Boxe) et qu'il avait un goût prononcé pour tout ce qui touchait à l'automobile. Je reviendrai sur tous ces sujets, en consacrant un billet spécifique à chacun des sports les plus représentés dans ses dessins [1].

1- Exposant dans des salons à caractère sportif

  • En mars 1924, une exposition des Peintres et Sculpteurs du Sport se tient dans la Galerie des frères G. L. Manuel, 47 rue Dumont-d'Urville. Plusieurs journaux en rendent compte dont L'Auto du 18 mars qui note : "Plus loin, Jean Routier nous amuse avec ses boxeurs novices et nous donne le frisson avec sa course en motocyclette..." [2].
  • Le Salon des Humoristes 1924, au 64 rue de la Boétie, fut, en raison de la  VIIIe Olympiade, prolongé et remanié en juin sous le titre "Salon sportif humoristique" avec un sous-sol consacré au sport à travers les âges. La presse cite le stand d'Automobilia "avec d'amusants dessins de Jean Routier et de Delarue-Nouvellière" [3].
  • De 1928 à 1939, un "Salon des humoristes et dessinateurs sportifs" s'est tenu, en général en début d'année dans les locaux du quotidien L'Auto, parfois dans la galerie du Palais des Sports (1933, 34, 38) ou encore au Magasin Le Louvre (1939). Dans les comptes rendus de presse consultés - par interrogation sur Retronews - Jean Routier n'est mentionné que pour le salon de 1930. 

 

Le Journal 1924-06-07. Art. de G. de Pawlowski
gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

2-  Illustrateur de la collection " Le roman de sport" édité par la Librairie Ollendorff

     La librairie Ollendorff fut un éditeur célèbre à la fin du XIXe siècle, mais sur le déclin au moment où est lancée en juin 1923 la collection "Le Roman de Sport" sous la direction de Pierre-Adrien Schayé [4]. Il s'agit d'une collection populaire, brochée, vendue 4 F. puis 6,50 F., dont l'illustration des couvertures (première et quatrième, cette dernière semblant commune à tous les volumes) est confiée à Jean Routier. En 1924, cette maison, mal gérée semble-t-il, doit céder l'essentiel de ses fonds à l'éditeur Albin Michel. Ce dernier poursuit l'édition de la collection - le sport se vend bien [5] - mais en remplaçant dès 1924 les dessins de couverture par des photographies ce qui confère une certaine rareté aux éditions originales avec dessins, d'autant que ces volumes, imprimés sur un papier médiocre, vieillissent mal.

 

Comoedia 1923-06-23
gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

     J'ai dressé, non sans difficulté, un bref catalogue de cette collection en mentionnant le mois de parution - suite à de patients dépouillements de presse - ainsi que le sport évoqué dans les romans. Je n'ai pu trouver les couvertures des nos 5 et 7. Enfin, à ma connaissance, seul le n° 3 contient une illustration interne, recyclant d'ailleurs des dessins parus dans Automobilia

  • 1 : SCHAYÉ (Paul-Adrien).- Sainfoin. Paris : Librairie Ollendorff, 1923 [juin], 192 p. [Sport automobile].
  • 2 : BERNARD (Tristan).- Nicolas Bergère Boxeur. Paris : Librairie Ollendorff, 1923 [juillet], 190 p. [Boxe].
  • 3 : PAWLOWSKI (Gaston de).- Ma voiture de course. Paris : Librairie Ollendorff, 1923 [septembre], 191 p. [Sport automobile].
  • 4 : DECOIN (Henri).- Dudule, Nenesse et Laripette. Paris : Librairie Ollendorff, 1923 [octobre], 191 p. [Boxe, Course automobile].
  •  5 : DESTEL (Louis Henry), pseudonyme de Louis Rives.- Desroches footballeur. Préface du Dr Paul Voivenel. Paris : Librairie Ollendorff, 1923 [novembre], ? p. [Rugby]
  • 6 : DIEUDONNÉ (Robert).- Le pur sang. Paris : Librairie Ollendorff, 1924 [février], 187 p. [Course à pied, Natation].
  • 7 : RENAITOUR (Jean-Michel), pseudonyme de Pierre-André Tournaire.-L'Escadrille amoureuse. Paris : Librairie Ollendorff, 1924 [juin], 179 p. [Cyclisme, Natation, Boxe, Pelote basque].
  • 8 : AURENCHE (Dr Henry).- Mémoires d'une bicyclette. Préface de M. H. Desgrange. Paris : Librairie Ollendorff, 1924 [juillet ou août], 192 p. [Cyclisme ; autour d’Émile Friol (1881-1916), premier grand sprinter français]. 

 

Quatrième de couverture du n° 2Bibliothèque de l'Auteur

                                                                                                                                                                        

 

 

 

 

 

 



 

3- Dessinateur des Actualités pour Éclair-Journal

     En 1931, plus de 300 salles de cinéma en France - et 650 en comptant l'étranger - distribuaient "Éclair-Journal", sélection d'actualités cinématographiques dont la projection précédait celle du film principal [6]. Chaque sujet était annoncé par un titre accompagné d'un dessin. En plus d'une vingtaine d'années (entre 1930 et 1950), Jean Routier en a dessiné des centaines. Un bon nombre ont trait à des activités sportives : Aviron, Boxe, Course à pied, Cyclisme, Escrime, Football, Hippisme, Natation, Patinage, Ski, Tennis, Tir à l'arc...[7].  

 

Actualités d’Éclair-Journal (Années 1950)



Le Cri de Paris, 1811,  1931-12-13
gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Notes

[1] Sur le cyclisme, je renvoie à mon billet du 20 septembre 2020 sur le Tour de France.

[2] Outre L'Auto, j'ai relevé : Le Figaro, 21 mars 1924 ; La République Française, 27 mars 1924 ; Le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, 28 mars 1924 ; The Chicago Tribune and the Daily News, 30 mars 1924.

[3] G. de Pawlowski, Le Journal, 7 juin 1924 ; La République Française, 15 juin1924 ; Automobilia, 170, 15 juin 1924, p. 47.

[4] Cf. L'Homme Libre, 2 juin 1923. Sur l'histoire de cette maison d'édition qui éditait Guy de Maupassant, Charles Cros, Feydeau et bien d'autres dont Georges Ohnet, auteur du best-seller 'Le Maître de Forges", consulter : Bessard-Banquy (Olivier).- La maison Ollendorff. Splendeurs et misères d'une grande maison littéraire au tournant des XIXe et XXe siècles. Revue française d'histoire du livre, 2016. hal- 02521787. Pierre-André Schayé, avocat à la cour d'appel de Paris, homme de lettres, rédacteur au Figaro, L'Auto, Comoedia, Omnia, etc.

[5] Le quotidien L'Auto du 13 janvier 1927 publie une liste de romans de sport de différents éditeurs, en vente dans sa librairie. Sur la vogue des romans sportifs, voir : Bauer (Thomas), Le quotidien sportif L'Auto : un objet romanesque, The French Review, 84-3, february 2011, p. 556-566.

[6] Source : Le Cri de Paris, 1809, 29 novembre 1931 ; 1811, 13 décembre 1931.

[7] Dans une lettre du 23 septembre 1950 adressée à sa nièce et filleule Gisèle, Jean Routier [66 ans] écrit : "Naturellement, toujours aucun travail pour moi, en dehors des illustrations d’Éclair-Journal, où ils me conservent parce que les lois défendent de mettre les vieux collaborateurs à pied. Du reste, les dessins qu'ils me commandent, ils ne les emploient même pas." (Lettre tapuscrite, coll. SZR). Il semble pourtant que certains dessins furent utilisés jusqu'en 1956-57, donc postérieurement à son décès intervenu en 1953.


dimanche 31 décembre 2023

 

Les bandes dessinées de Jean Routier. - I (1917)

  

    A plusieurs reprises, j'ai présenté des bandes dessinées et des histoires sans paroles de Jean Routier, laissant entendre qu'un billet spécifique serait consacré à ce moyen d'expression [1]. La documentation réunis est désormais assez abondante pour en alimenter plusieurs. Les deux premiers sont consacrés aux planches publiées dans la revue L'Automobile aux Armées en 1917-1918 [2].

    Dans la production de Routier, alors qu'il est mobilisé, la bande dessinée se présente sous deux formes :

  • Soit, classiquement, une narration qui implique donc un déroulement temporel, chaque case - virtuelle car généralement non délimitée par un trait - représentant un moment d’une action continue. Il s'agit de raconter une histoire, avec ou sans paroles, à la manière d'illustres prédécesseurs comme Caran d'Ache, Godefroy, Steinlen, Fernand Fau et tant d'autres, par exemple dans la revue Le Chat noir.
  • Soit une description qui n'implique pas une continuité d'action mais plutôt une juxtaposition de faits, un tableau ou une galerie d'images sur le même thème. C'est davantage une suite d'illustrations légendées relevant de la description de la vie quotidienne, de pratiques, de mœurs ou parfois de la publicité. 

    Entre février 1917 (n° 1 de la revue) et décembre 1918 (n° 39) [3], Jean Routier produit 21 bandes dessinées dans L'Automobile aux Armées, soit dans un numéro sur deux, en notant qu'en 1917, il alterne avec l'humoriste britannique H.-M. Bateman dont il s'inspire parfois.

    On pourra bien sûr discuter de la justesse de l’appellation "bande dessinée" appliquée aux productions de Routier, en fonction de la définition plus ou moins formelle qu'on en donne. Pour moi, considérant l'utilisation de cases mises en page, l'articulation du texte et du dessin et surtout "l'intention narrative" (Benoît Peeters), cela ne fait aucun doute. On aura bien l'occasion d'y revenir.

    Je souligne quelques aspects techniques :

  • Chaque bande dessinées occupe deux pages en regard.
  • La case, comme on l'a dit, est généralement - pour ne pas dire toujours - virtuelle, c'est-à-dire qu'elle n'est pas matériellement cernée par un trait, mais les espaces sont bien marqués [4]. En revanche, dans les bandes narratives, les cases sont souvent numérotées - en chiffres arabes ou romains -facilitant ainsi la lecture d'une "séquence".
  • Très peu de bulles ; elles expriment des onomatopées, des exclamations ou quelques brefs  dialogues dans des histoires relevant de la catégorie "histoires sans paroles".
  • Dans les bandes descriptives, les dessins sont en général pourvus d'une légende souvent réduite à une ligne placée sous l'image.

     Jean Routier, sans innover techniquement, utilise volontiers la bande dessinée, alors en plein développement, tant pour distraire que, un peu plus tard, pour faire de la publicité. Son sujet principal, c’est évidemment les véhicules automobiles – les camions davantage que les voitures pour la période 1917-1918 – sous tous leurs aspects, techniques, militaires, et sociaux. A travers ses petits dessins, il transmet évidemment sa vision des temps de guerre et des débuts de l’automobile de masse qu’il a vécu sur le terrain. Il est un fidèle chroniqueur des services automobiles pendant la guerre, et plus tard de l’expansion rapide de la voiture pour ne pas dire un de ses promoteurs.

     Cette première série de B.D. est caractéristique du style de Jean Routier et des recettes qu’il appliquera par la suite : l’anthropomorphisation du véhicule, l’anachronisme (l’antiquité motorisée), l’analogie (le recrutement décrit avec le vocabulaire de l’industrie, comme plus tard, en 1922, la circulation urbaine décrite avec le vocabulaire de la guerre), la comparaison temporelle (Autrefois – aujourd’hui), le genre didactique (la série des commandements - du conducteur, de l’automobiliste ; le code du piéton).

Voici un tableau de cette production pour l’année 1917 :

Dans la colonne Sujet, N = mode narratif ; D = mode descriptif

 

Date

p.

Titre

Données techniques

Sujet

1

1917-02

26-27

Automobiliste de liaison

24 scènes numérotées de I à XXIV ; ombres chinoises.

N

Un automobiliste chargé d’un pli affronte 1000 dangers. Inspiré par Caran d’Ache.

3

1917-03

4-5

La route de …. Tipperary

4 bandes superposées sur la double page ;

1 bulle

D

Troupes et convois britanniques [5].

Le sommaire précise « Humour français » sans doute pour faire suite au n° 2 où la BD de Bateman était légendée « l’humour anglais ».

5

1917-04

8-9 :

Les scènes de la vie de TM.

8 bandes dont deux avec bulles

D

Chargement de troncs, transport en camions, déchargement. Les bulles (Langsam [doucement] ; fertig [prêt) indiquent l’utilisation de prisonniers allemands.

6-7

1917-05

12-13

L’automobile dans l’armée romaine

8 bandes légendées

D

Scènes romaines motorisées.

9

1917-07

14-15

Esclave du devoir

12 cases numérotées de I à XII ;

Histoire sans paroles

N

Une ordonnance progressivement déshabillée par les balles mais stoïque.

11

1917-08-15

36-37

La fabrication d’un conducteur militaire

11 cases légendées dont 1 avec bulle

D

Emploi de vocabulaire industriel (triage, emboutissage, finissage, empaquetage pour décrire les étapes du recrutement.

13

1917-09-15

28-29

Les commandements du parfait conducteur

12 cases

D

12 commandements concernant l’entretien du véhicule.

15

1917-10-15

32-33

Envoyez un camion, de suite !

16 cases numérotées de I à XVI ; 2 bulles dans case XV

N

Deux soldats, réveillés pour exécuter une mission, prennent tout leur temps pour préparer le camion (remplissage du radiateur ; démarrage laborieux à la manivelle). La seule parole échangée concerne le pinard.

17

1917-11-15-30

32-33

La reprise de la vie économique

12 cases avec textes

D

Chaque case contient une publicité farfelue concernant l’automobile, à la manière de Gaston de Pawlowski dans ses inventions.

18

1917-12-15

32-33

Non loin des « rides du front »

6 cases dont 1 avec bulle (son)

D

6 scènes prises sur le vif .

Spécial

1917 Noël

136-137

Les maladies de l’automobile

12 cases avec texte

D

Chaque case anthropomorphise une pièce du moteur et sa maladie.

 Tableau : Catalogue des bandes dessinées de Jean Routier publiées dans L'Automobile aux Armées en 1917

PARTIE GRAPHIQUE

J'ai adopté le principe suivant :

  • Pour faciliter le report au tableau, je reprends pour chaque image la numérotation de la revue.
  • Toutes les images sont extraites de Gallica/Bibliothèque nationale de France
  • La numérisation ayant été faite page par page, j'ai jugé nécessaire de  regrouper, pour chaque bande dessinée, les deux pages en regard pour en faciliter la perception de mise en page. En revanche, je fournis également une image recoupée de chaque page (en rognant les effets de reliure et de marge) pour mieux apprécier les détails.
  • Les commentaires explicatifs sont réduits au minimum et non systématiques. Je me réserve de revenir sur certains dessins à l'occasion de billets thématiques (par ex. l'antiquité, les transports, les accidents, la vie médicale...).

 

1- Automobiliste de liaison

 

 

Pour une vue de détail et des commentaires, voir mon billet du 14 novembre 2015 : Hommage à Caran d'Ache.

 

3- La route de …. Tipperary

 

 

 

Lecture horizontale, en quatre bandes superposées sur une double page.

Tipperary est une ville d'Irlande. It's a Long Way to Tipperary, air de music-hall à sa création en 1912, adopté par le corps expéditionnaire lors de son arrivée à Boulogne en août 1914,  devint une chanson de marche de l'armée britannique.


5- Les scènes de la vie de TM 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

6-7- L'automobile dans l'armée romaine

 

 






 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 9- Esclave du devoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11- La  fabrication d'un conducteur militaire 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir dans ce numéro un texte de H. Mignot Bozérian, député, sur le recrutement (p 17-18).



13- Les commandements du parfait conducteur



 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès le n° 1, une rubrique « Soyez bons pour les camions » faisait appel au « patriotisme de l’économie et du soin d’entretien » et prodiguait aux conducteurs des conseils d’entretien (réglage, nettoyage, graissage), puis de conduite (no 2). Un grand concours était organisé dans les no 3 et 4 : il s’agissait de répondre à la question suivante : « Quelles sont, dans un véhicule automobile, les parties qu’un conducteur a trop souvent une tendance à négliger ? » ; les résultats en sont fournis dans le no 8 (juin 1917), p. 4-8 [mais les p. 4 et 5 manquent dans le fascicule numérisé par Gallica].

Dans le no 5 (avril 1917, p. 53), le sous-lieutenant G. Choret terminait la rubrique « Conseils d’un ancien » par les les 10 commandements du chauffeur [Georges Jean-Baptiste Choret, du service de transport de personnel télégraphique, fut victime d’un accident automobile en service commandé le 10 juillet 1917]. Le nombre de 12 commandements dans la B.D. de Routier est-il dicté par un impératif technique, à savoir le nombre de cases ? Les commandements de l’automobiliste (Automobilia 129, 30 septembre 1922, p. 102-103 ; id., 132, 15 novembre 1922, p. 38-39, avec un ordre un peu différent des vignettes) sont aussi au nombre de 12 ; ces dessins sont aussi utilisés dans une plaquette publiée par le constructeur « Ballot » à l’occasion du salon de 1922.

 

 

15- Envoyez un camion, de suite !

 






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17-  La reprise de la vie économique

 

 


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18- Non loin des « rides du front »




 

 

 Lecture en trois bandes superposées et double page.

Le titre fait allusion au livre de Gaston de Pawlowski, Dans les rides du front, La Renaissance du livre, 1917, 312 p.

 


Spécial-  Les maladies de l’automobile


























Notes


[1] 17 août 2013, 14 novembre et 21 décembre 2015, 31 octobre 2019, 24 novembre et 27 décembre 2020, 20 décembre 2022.

[2] J’ai présenté cette revue dans un billet du 14 novembre 2015 ainsi que la première planche dessinée de Routier dans ce support. En voici un rappel : L'Automobile aux Armées est une revue bimensuelle illustrée créée en février 1917. Dès son premier numéro, elle porte en sous titre la mention "Rédaction au front". L'éditorial du n° 1 définit le public : le personnel du Service Automobile (officiers, sous-officiers, brigadiers et conducteurs) et l'objectif : "Instruire en distrayant". Trois niveaux d'articles sont prévus : des articles de vulgarisation et des conseils pour les nouveaux conducteurs ; des cours pour les candidats aux examens d'élèves-officiers, des articles scientifiques pour les officiers et les techniciens. La revue compte aussi faire une part à la littérature et aux arts par l'intermédiaire de nouvelles et de dessins qui viendront égayer des articles techniques. En ce qui concerne le titre, la revue devient "Automobilia. L'Automobile aux Armées » à partir du no 9 (juillet 1917), puis le titre secondaire Automobilia devient le principal à partir du no 40 (janvier 1919) ; l’éditorial précisait : « Avec ce numéro, notre revue prend son titre de paix définitif : Automobilia ». De fait, en couverture, la mention « Rédaction au front » disparaît au profit de « Revue bimensuelle illustrée de l’industrie automobile française », mais le sous titre « Automobile aux armées » demeure, entre parenthèses au moins jusqu’au no 72 (mai 1920).

[3] Soit 39 numéros : aux 38 numérotés - dont un à double numérotation - s’ajoute un numéro spécial non numéroté à Noël 1917.

[4] blanc inter-iconique ou gouttière (Benoît Peeters, Lire la bande dessinée, Flammarion 2003, p. 38 n.1).